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07/01/2010

Crise financière

Voilà un raccourci "bateau" : accoler deux aspects de la maladie distincts, la crise et les finances, mais c'est cela la sep. Elle s'insinue dans nos vies, polluant ses moindres recoins...

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26/04/2009

Jalousies

La maladie insouffle de nouveaux sentiments. Indéniablement. Déni, colère, stress, lassitude. Espoir, positivisme, combativité, relativisme. Et jalousie. Je suis jalouse.

Ma belle-soeur a tout pour être heureuse. Je reconnais que cette expression est stupide. Car le moindre problème est un problème pour la personne qui le vit. Point.

Cependant, je suis persuadée que certaines existences sont davantage marquée par la difficulté. Avoir un cancer avec un pronostic de mort éventuelle est pire que la sclérose en plaques. Etre née fille dans certains pays est pire que ma situation, malade ou non. Ma forme de sclérose en plaques est moins grave que celle d'une autre personne. Je reconnais ma chance.

Ma belle-soeur a un bébé. Sa grossesse, bien que d'un point de vue strictement médical, s'est bien déroulée. D'un point de vue personnel, je ne pense pas qu'elle l'ait ressenti de la sorte. Elle est pourtant tombée enceinte quand elle l'a désiré. N'a pas eu de difficultés particulières. Des nausées, de la fatigue, des insomnies. Mais rien d'insurmontable. A mon sens.

Elle s'est pourtant plainte. Je veux tomber enceinte, mais ça n'arrive pas comme ça. J'ai peur avant, et j'anticipe une éventuelle poussée de la maladie après la naissance. Si je ne tombe pas enceinte endéans un an, nous devrons envisager un traitement avec mon neurologue.

Je suis jalouse des gens qui ont tout pour être heureux et qui se plaignent.

Une amie me parle de son projet de devenir écrivain. J'ai toujours ce désir depuis l'enfance. Ecrivaine, je disais. Je lui demande si elle lit. Non.

Je suis jalouse.

La maladie m'a volé une partie de mes rêves.

Je sais que je peux les réaliser malgré tout. Mais déjà, vivre normalement relève de la difficulté. J'ai mis mes rêves de côté. Je sens la rancoeur en moi.

La maladie brasse des sentiments. Beaux et laids. Tous ne sont pas nôbles.

24/03/2009

Mon corps, mon ennemi

J'ai : la sclérose en plaques, des migraines, une hernie iatale, des allergies aux pollens, une intolérance au lactose.


Mon corps ne m'aime pas. Mon corps m'en veut.


Chaque jour, il se rappelle à mon esprit, ce que je suis. Une malade. Patentée, pathétique. Je me sens usurpatrice, hypocondriaque, menteuse - aux uns je ne délivre que quelques bribes de ma réalité physique, aux autres je tais ma vie -, illusionniste même car "cela" ne se voit pas...


Déjà écrit, certes, mais ce sentiment ne me quitte pas : à 20 ans, j'ai pris conscience de mon corps.

Il s'est révélé ennemi, jaloux de mon esprit. Il veut m'anéantir. Pensée schizophrénique où deux entités m'habitent. Corps et âme. Comment séparer l'un de l'autre, dissocier le bien du mal, anéantir une quelconque suprématie de l'un sur l'autre? Moi qui abhorre la superficialité, l'enveloppe physique mène mon existence, l'entraînant dans une virevolte aux accents éthylliques. Je tente de la rattraper et non pas de me laisser rattraper par elle. Brefs sont les instants où je vis pleinement.


"Il faut imaginer Sisyphe heureux..."